vendredi 25 janvier 2008

Me revoilà...

J'ai un peu délaissé mon blog ces derniers mois. Ç'a a été un peu compliqué avec Célia.

Cela me faisait du bien d'écrire, alors je reprends le clavier.

On a commencé une psychothérapie avec une psychanaliste, amie de la maîtresse de Célia.

Enfin quelqu'un qui nous écoute, comprend notre soufrance et nous aide.

On avance à petits pas mais on avance, c'est l'essentiel.

Célia a fait beaucoup de progrès. On a l'impression qu'elle n'avance pas mais au moment où on s'y attend le moins elle nous surprend par ses connaissances. Mais si on lui demande elle fait comme si elle ne savait pas! Mystère de l'enfance.

Un jour on était dans le salon, moi entrain de classer mes papiers et elle à ses gribouillages... D'un seul coup elle prend les barres de dix et commence à dire : "alors je vais les classer par dizaine", je relève la tête et la vois entrain de conter : 1 dizaine, 2 dizaines, 3 dizaines, etc!

Un autre jour, elle s'est mise à compter jusqu'à 50 sans se tromper.

Sa maîtresse m'a dit qu'elle manipulait parfaitement le cube du trinôme alors que je pensais qu'elle savait tout juste manipuler celui du binôme.

Quant à l'écriture, elle arrive à écrire quelques lettres et maintenant elle s'intéresse aux mots dans les livres.

Tout ça pour dire qu'il faut laisser le temps au temps. Dans une époque où on doit tous aller très vite on a oublié de prendre le temps de vivre et d'accompagner nos enfants dans leurs apprentissages. On ne le dira jamais assez, chaque enfant avance à son rythme peu importe qu'il soit en avance ou en retard par rapport à son âge. De toute façon, à un moment on se retrouve tous plus ou moins avec les mêmes connaissances.

jeudi 19 juillet 2007

Gabriel coupe une tomate

Une petite pause dans l'histoire de Célia pour regarder Gabriel couper des fruits et des légumes en bois.
Il a été chercher son tapis et le panier de fruits et de légumes en bois.
Je lui ai montré comment faire.
Comme il prenait mal le couteau (en bois, lui aussi), j'ai pris sa main dans la mienne et on l'a fait ensemble deux fois et après lui tout seul et...

hop! C'est coupé!

Regardez comme il se concentre...


Pas évident de tenir le couteau dans le bon sens et en même temps de tenir la tomate dans l'autre main...


Voilà! Tout content et fier de me montrer qu'il a réussi!

lundi 16 juillet 2007

L'histoire de Célia, la moyenne section de maternelle

Septembre 2005, Célia rentre en moyenne section de maternelle. Les problèmes subsistent et nous avons une réunion avec sa nouvelle maîtresse, Marie-Laure, afin de les lui expliquer. Elle est très compréhensive et nous dit que nous allons travailler ensemble, qu'il est indispensable que Célia aille à l'école.

Elle nous conseille quand même un suivi psychologique pour Célia. Je fais appel au CMPP (centre médico-pédo-psychiatrique), et nous sommes sur liste d'attente.

Marie-Laure nous comprend et elle nous soutiendra tout au long de cette année scolaire. Célia adore sa maîtresse.

Entre temps Célia commence une rééducation orthophonique sur les conseils du neurologue qui la suit à l'hôpital.

En janvier 2006, après 4 mois d'attente, nous avons rendez-vous avec une pédo-psychiatre du CMPP, nous sommes contents et plein d'espoir car nous pensons que cet établissement ne peut avoir que du personnel compétent, puisqu'il est intégralement pris en charge par la sécurité sociale.

Après les premières visites, nous sommes à nouveau dans le doute de savoir si nous avons fait le bon choix. La pédo-psy se révèle être une personne assez distante avec Célia et ça ne passe pas.

De toute façon elle n'a pas vraiment de place, c'est un premier contact, et elle nous envoit vers la psychomotricienne. Avec elle ça se passe bien, elle fait un bilan et nous dit que si on ne lui avait pas raconté l'histoire de Célia, elle ne verrait aucun problème de comportement.

Le CMPP nous propose une "thérapie" avec trois autres enfants, une demi heure chaque mercredi sauf vacances scolaires. Nous acceptons.

La thérapie commence en mars 2006. J'emmène Célia tous les mercredis à sa séance. Au bout de quelques séances je leur demande ce qu'ils en pense. Leur réponse est et restera : "ça se passe très bien, Célia s'intègre bien au groupe". Ni plus, ni moins. Mais à la maison c'est toujours l'enfer. Nous commençons à douter sérieusement de l'efficacité et de l'intérêt du CMPP.

Entre parenthèse, j'ai un choc quand je reçois le détail du coût de la consultation qui est, je le rappelle, pris en charge intégralement par la Sécurité sociale : 115 euros! la séance d'une demi-heure!

Je suis en colère, je trouve ça inadmissible. Non seulement il n'y a aucune amélioration dans le comportement de Célia mais en plus ils n'ont pas jugé utile de poursuivre l'orthophonie pourtant indipensable à Célia.

Nous nous sentons vraiment démunis et pas du tout aidés par tous ces intervenants. Nous ne sommes vraiment pas en forme et commençont à penser que Célia n'est pas "normale".

Son père et moi vivont une période très difficile, nous sommes à bout de forces car les problèmes avec Célia s'amplifient.

Même montessori ne m'intéresse plus, je n'ai plus la force de continuer, j'ai l'impression que ça ne sert à rien. Il faudra que je recharge mes "batteries" pour me remettre sur les rails.

Je consulte donc régulièrement mon médecin traitant avec qui je parle beaucoup et qui comprend ma détresse, elle aussi m'est d'un grand secours.

Elle m'aide à reprendre pied et je commence à aller mieux.

A la fin de l'année scolaire, la maîtresse de Célia nous dira qu'il faudra surement envisager une aide spécifique à la rentrée en grande section.

samedi 14 juillet 2007

L'histoire de Célia, sa première année de maternelle

Au printemps 2004, Célia a trois ans et nous essayons de l'ammener vers la propreté. A la crèche dans laquelle elle est depuis septembre 2003, ils ne semblent pas disposés à nous aider. Pendant l'été nous continuons mais nous sommes inquiets car la rentrée est proche et nous savons que l'école maternnelle n'accepte pas les enfants qui ne sont pas propres. Nous communiquons certainement notre inquiétude Célia car en septembre, elle n'est pas propre.

Nous la mettons tout de même à l'école. Au bout d'une semaine, sa maîtresse qui est la Directrice de l'école, nous dit qu'elle ne peut pas la garder. et qu'on essayera après les vacances de la Toussaint.

Mes parents qui habitent à 30 km de chez nous, gardent Célia pendant la semaine et nous la retrouvont le week-end. C'est une période qui n'est pas très facile à vivre mais nous n'avons pas beaucoup d'options.

La rentrée des vacances de la Toussaint arrive et Célia qui est "presque" propre peut aller à l'école mais seulement le matin, car elle n'est pas propre lors de la sieste.

A nouveau mes parents nous aident en venant s'installer à la maison le temps que tout se mette en place. Heureusement qu'ils sont là...

Je dois parler de la Directrice de l'école maternelle. C'est une personne froide, sèche et dont la personnalité n'est pas adaptée pour avoir en charge des enfants de 2,5-3 ans qui parfois vivent leur première séparation d'avec leur maman. Elle ne dit pas bonjour aux enfants, ceux qui pleurent l'agacent...Comment aurait-elle accepté ma fille et ses problèmes?

Au printemps 2005, je cherche une assistante maternelle pour remplacer mes parents, pour aller chercher Célia à l'école à 11h30 et la garder l'après-midi. Pas simple!

Je tombe sur la "nounou"!! Brigitte, qui au départ n'est pas disponible mais comprend les difficultés que nous rencontrons et cherche à nous aider. Finalement elle pourra s'occuper de Célia. Elle est adorable et Célia l'aime beaucoup. Elle nous rend un fier service et sera toujours à nos côtés.

Est-il besoin de le souligner, l'année scolaire ne se passe pas bien.

Pendant cette mème année, j'attends Gabriel qui naîtra le 27 août 2005.

Au mois de février 2005, Célia est hospitalisée trois jours pour une abblation des amygdales. Encore une opération, encore des médecins qui l'oscultent, qui la dérangent dans son enfance.
Je suis fatiguée par la grossesse et donc pas très disponible pour Célia. Je prends quelques jours pour rester avec elle après l'opération.

A partir de cette opération, elle commence à manger des morceaux, on progresse, on progresse!

Elle n'est toujours pas propre, alors nous allons voir une psychologue avec l'espoir qu'en quelques séances tout rentre dans l'ordre.

Puis, au mois de mai nous partons 15 jours à la campagne. Mais pendant une semaine nous vivons l'enfer avec Célia. Du matin jusqu'au soir ce ne sont que crises, larmes, gémissements, sans arrêt. Elle est incontrôlable. Même nos amis qui ont trois enfants ne comprennent pas ce qui lui arrive. Ce ne sont pas des caprices, ce sont des accès d'angoisse avec une très grande nervosité.

Nous écourtons notre séjour et rentrons à la maison au bout d'une semaine. Je décide de tout arrêter, plus de médecins, plus de psychologues, je n'en peux plus et j'ai peur. Peur d'avoir généré ce qui arrive à ma fille. Peur que ça soit irrémédiable.

L'été se passe, Gabriel est né.

vendredi 13 juillet 2007

L'histoire de Célia, de l'Espagne à la France

Célia est née en Espagne, à Madrid, le 10 avril 2001. Dès le premier regard, nous avons vu qu'elle était différente.

Je passe sur les difficultés que j'ai eu à l'allaiter, à trois mois Célia refuse de s'alimenter, elle ne boit plus que 30 ml de lait par jour, le diagnostic qui est fait à l'hôpital est la première douche froide : Célia est un bébé anorexique. Pendant 2 mois elle ne grossit pas et ne grandit pas.

Elle gardera cette difficulté à s'alimenter jusqu'à l'âge de 4 ans. Pendant 4 ans nous avons lutté pour qu'elle mange.

Je me rend compte d'un autre problème : j'ai l'impression que Célia n'entend pas bien. Elle ne "gazouille" pas comme les autres bébés que je rencontre au jardin. J'en parle à sa pédiatre qui me dit que je me fais des idées et que Célia ne répond pas à mes appels parce qu'elle a du caractère. Consternant... Mais je suis en Espagne et je n'ai pas le droit d'aller consulter un autre médecin sauf à payer très cher et sans aucun remboursement. Je consulte quand même un autre médecin dans le "privé", même constat : "mais Madame, vous vous faites des idées, ne vous inquiétez pas".

Je finis par croire que je me fais vraiment des idées, donc je n'en parle plus.

Nous sommes en janvier 2003, Célia a 20 mois et nous déménageons en France. Elle est hospitalisée pendant trois jours avec moi à l'Hôpital Saint Vincent de Paul pour une recherche sur son retard staturo-pondéral (retard de croissance qui fait suite à son anorexie). De nombreux examens lui sont pratiqués, génétique, radios diverses, IRM..., pas toujours faciles à supporter, et pour elle et pour moi qui la voit souffrir.

Le deuxième jour de l'hospitalisation le docteur (une femme adorable) vient me voir en me demandant si Célia entend bien. Je pleure. Je n'avais pas évoqué le sujet puisque j'avais fini par croire que je me faisais des idées. Je lui raconte et elle programme une recherche de surdité.

Résultat : ma fille n'entend pas à moins de 50 décibels, autant dire qu'elle n'entend presque rien!
En octobre 2003 on lui pose des Aérateurs trans-tympaniques permanents (yo-yo). Là c'est l'explosion des sons, Célia qui d'ordinaire passait devant la télé sans y porter aucun intérêt, se passionne d'un seul coup pour ce qu'elle voit et entend qui sort de cette "boîte à images".

Mais le mal est fait, Célia a un retard de deux ans, sa surdité l'a empêché d'acquérir tout ce dont a besoin un enfant pour se développer normalement.

jeudi 12 juillet 2007

Les barres rouges

Hier après-midi Gabriel s'est intéressé aux barres rouges

Il s'agit d'un ensemble de barres de 10 cm à 1 m de long qui permettent de comprendre la taille, ici la longueur.

L'enfant doit classer les barres de la plus petite à la plus grande.

L'enfant voit immédiatement son erreur et peut la corriger tout seul.

Gabriel a commencé par mettre les barres rouges par terre,

Puis, il les a emmenées sur la terrasse,

Pour les mettre ensemble,



Pour une première fois, c'est pas mal, non?

Bon, la notion de taille n'est pas encore acquise mais c'est une première approche...

mardi 10 juillet 2007

Aide moi à faire seul

On a tendance à vouloir faire à la place de nos enfants surtout quand ils sont petits.
C'est un tort et Maria Montessori l'avait compris.

C'est au travers de mes lectures sur la méthode Montessori que je me suis rendu compte que je ne rendais pas service à mes enfants en les empêchant de faire des choses que selon moi, ils ne pouvaient pas faire.

Par exemple, je ne laissais pas Célia se servir de l'eau toute seule par peur qu'elle en mette à côté. Avec Gabriel c'est différent, je lui laisse faire un maximum de choses dont je pense qu'il est capable de faire. Quand il maîtrisera les versés je le laisserai se servir de l'eau tout seul.

Quand il a commencé à marcher tout seul, je l'encourageais à descendre un trottoir sans mon aide, ce que je ne faisais pas avec Célia, enfin, je l'ai fait mais bien plus tard, pas peur qu'elle tombe, se fasse mal,...

Il a su manger seul très tôt, à 13 mois il me prenait la cuiller de la main. Et aujourd'hui garre à nous si on veut l'aider à manger, il est grand!

Il est important pour le développement de l'enfant de le laisser explorer et expérimenter son environnement.

Bien entendu on ne va pas le laisser explorer une prise électrique mais on va lui expliquer que cela est dangereux.

Quand Célia était petite on avait mis des protections dans les prises électriques, des protections sur les coins des tables, ... Quand j'y pense, je me dis qu'on n'avait rien compris, mais bon on ne savais pas, hein!

Avec Gabriel, aucune transformation de la maison, toutes les prises sont découvertes et les tables n'ont plus de protections en caoutchouc.

Il a essayé de toucher les prises mais on lui a expliqué qu'il ne fallait pas et il ne l'a plus refait. Il s'est cogné contre les tables et autres meubles, mais il ne s'est cogné qu'une fois, cela lui a permis de se rendre compte de l'espace et d'éviter l'obstacle.

Il faut donc laisser l'enfant expérimenter, tout en l'accompagnant, pour qu'il se rende compte de son environnement.